Le faux prétexte religieux qui stigmatise les enfants nés en dehors du mariage ne doit plus exister.

La foi musulmane est tout d’abord la soumission à Dieu. Si cette soumission ne se concrétise pas par respecter la parole divine alors il faut bien se demander de quelle soumission ou de quel Islam s’agit-il?

Le verset du Coran suivant appelle les croyants à établir le lien de l’enfant avec son père  :

{Appelez-les du nom de leurs pères: c’est plus équitable devant Allah. Mais si vous ne connaissez pas leurs pères, alors considérez-les comme vos frères en religion ou vos alliés. Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément. Allah, cependant, est Pardonneur et Miséricordieux.} Chapitre 33 verset 5

Tandis que les textes appelés hadiths, stipulent tout à fait le contraire. A en croire le sunnisme, les hadiths sont établis pour “compléter” le Coran. Si la croyance sunnite considère le Coran incomplet, alors on est sûr que ces croyants appelés musulmans ne partagent pas la même foi. Certains Sunnis, se rattrapent en précisant que l’objectif de la Sunna n’est pas pour compléter le texte coranique mais plutôt pour “détailler” la parole divine. Si ces détails sont contradictoires avec le message original, il faut quand même admettre qu’il s’agit surtout des interprétations corrompues.

Pendant que des adultes se disputent et défendent leurs visions religieuses, les enfants nés en dehors du mariage continuent à subir cette injustice. Ils continuent à vivre cette tragédie en silence. Sachant qu’ils sont condamnés à vie avec cette étiquette de “bâtard” aux yeux de la société marocaine. Je me demande le devenir d’une société qui, pour imposer sa propre religion, se permet de mépriser les plus faibles, à savoir des bébés conçus par des adultes non “mariés” par la loi.

En réponse à l’articleReconnaissance d’une enfant “illégitime”: les motifs derrière l’annulation d’un jugement historique 

 

 

 

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